Retour à la page AccueilLa Ville-Haute
(Provins - Seine et Marne - Ile de France)


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La Ville-Haute, mon village

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La Ville-Haute de Provins s’est d’abord construite, probablement à l’époque romaine, sur une hauteur rattachée au plateau de Brie (altitude 130 m) et dominant les vallées du Durteint et de la Voulzie (altitude 90 m).

La pente est très abrupte sur trois côtés : au Nord, à l’Est et au Sud ; Le lieu était donc facile à défendre et de solides murailles ont été construites au XII et XIIIe siècle pour fermer la Ville-Haute.

Ces remparts existent encore aujourd’hui dans leur partie Ouest et Nord.

On entrait à la Ville-Haute par deux portes fortifiées: Porte Saint-Jean (qui donnait sur le faubourg de Saint-Jean de Villecran) et la Porte de Jouy (d’où partait la route menant à l’abbaye cistercienne de la forêt de Jouy).

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Le XIIIe siècle a connu l’apogée de la Ville-Haute.

Les comtes de Champagne ont fait de Provins leur résidence préférée et ont construit près de la Collégiale Saint-Quiriace leur palais.

Ils ont développé dans l’enceinte du Châtel l’une des plus grandes foires de Champagne qui avait lieu durant le mois de mai.

Le centre est était la place du Châtel (autrefois place des Changes), mais les marchands s’établissaient jusqu’aux portes Saint-Jean et de Jouy.

Les drapiers de Provins y vendaient leurs produits mais la foire attirait des marchands venus d’autres villes du royaume et aussi:
- des Italiens qui venaient vendre leurs draps fins, leurs soies, leurs chevaux, leurs marchandises importées du Levant,
- des Espagnols avec leurs fameux cuir de Cordoue,
- les Flamands et leur draps,
- les Allemands avec leurs toiles et leurs fourrures.

En 1324, travaillent dans la paroisse Saint-Quiriace, 6 drapiers, 52 tisserands, 40 foulons et lainiers, 6 foulons, 5 teinturiers, 5 tondeurs et 5 arçonneurs.

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A l'époque contemporaine

En 1938, travaillaient sur la même paroisse, devenue un village, 1 forgeron, 1 forgeron-charron,1 bourrelier, 1 cordonnier, 2 bergers, 2 bouviers, 1 maçon, 1 marchand de bestiaux, 1 mécanicien spécialisé.

Le dernier troupeau de moutons a disparu en 1980, mais la Ville-Haute abrite encore 5 fermes en activité dont les cultures principales sont le blé, les betteraves sucrières et le maïs.
Les champs s’étendent dans la plaine de Brie, jusqu’aux communes de Chenoise, de Cucharmoy et Vulaines les Provins.

Un village particulier où le médiéval côtoie le rural

Avant la période de la culture intensive en Brie, de la spécialisation (blé, betterave) et du progrès mécanique, la Ville-Haute abritait plusieurs petites fermes, " les bricoles " qui exploitaient quelques arpents ( 1 arpent = 42 ares).
Les récoltes principales étaient le blé, l’avoine, les pommes de terre et les haricots.

Un cheval ou un âne, une ou deux vaches, un ou deux cochons étaient le seul cheptel des petits fermiers.
Chacun possédait quelques perches de vigne qui donnaient un vin qui n’était pas des plus fins mais qui servait à la consommation familiale.

Toute la famille vivait dans la " méson ", vaste salle commune.

Actuellement, la Ville-Haute reste un village, mais ses habitants changent...
Jusqu’à la dernière guerre, les familles d’ouvriers agricoles étaient nombreuses. Mais la mécanisation aidant, ils ont petit à petit quitté la Ville-Haute.
D’autre part, les jeunes ménages qui veulent construire quittent les locations du Châtel pour s’installer dans les lotissements des villages voisins.

Depuis une vingtaine d’année quelques artisans ont ouvert des boutiques fréquentées surtout par les touristes.

Plusieurs restaurants et un café complètent " l’accueil " proposé aux nombreux visiteurs de ce village particulier où le médiéval côtoie le rural.

L’animation principale du village a lieu le dernier dimanche du mois d’août : La Fête de la Moisson.
Les membres de la Commune Libre de la Ville-Haute coupent le blé à l'ancienne, à la faucille, à la faux ou à la machine lieuse, le mettent en gerbes et l'engrangent.
Et chaque soir au mois d'août, ils se retrouvent dans l'ancien atelier du forgeron pour confectionner petites bottes de blé, fleurs de papier ou objets de paille tressée finement travaillés.

Quelques dates méconnues de l’histoire de la Ville-Haute

1671 Premier livre de la Confrérie de la Saint-Paul.

1733 Ouverture de la grande route de Paris qui allège le trafic de la rue du Murot.

1771 " Nettoyement " du Puits du Châtel.

1785 Livre existant de la Confrérie de la Saint-Paul.

1835 Premiers réverbères à la Ville-Haute.

1861 La rue du Murot devient la rue Saint-Thibault.

1867 Disparition du pavage rue Saint-Jean, rue Couverte et rue de Jouy.

1872 (7 septembre) Inauguration de l'école communale, construite grâce à une souscription des habitants de la Ville-Haute.

1876 (6 mai) Le Dragon est replacé sur le donjon.

1879 (12 juillet) Installation de l’horloge dans le donjon (don Catté-Beaugrand)

1879 Hiver très rude, glace sur les arbres.

1897 Première moissonneuse-lieuse en Ville-Haute.

1899 (21 novembre) Inauguration du lavoir, place du Châtel.

1929 (15 avril) Dépôt du bâton et de la statue de Saint-Paul à Saint-Quiriace (la compagnie est dissoute faute de membres).

1971 Première Fête de la Moisson, animée par la Commune Libre de la Ville-Haute.

1981 (24 Janvier) Pose du nouveau Dragon-girouette sur le donjon (œuvre de Mario Pisoni).

1981 Aménagement et ouverture du parking Saint Jean sur l'emplacement du jardin Berger.

 

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Dernière modification : 09 August 2007