Le battage prit son essor dans la
deuxième moitié du 19e siècle avec les locomobiles à vapeur.Un bon batteur au fléau battait 50 à 80 gerbes par
jour. Ce travail
pénible durait des mois et un vannage était nécessaire pour trier le grain de la menue
paille.
Avec la vapeur, la batteuse mécanique parvient à battre 100 à
250 gerbes en une heure, tout en effectuant le vannage. L'ensemble du travail est fait en3
ou 4 jours et la récolte est prête à être vendue.
La locomobile était chauffée au charbon et pour éviter qu'une
étincelle ne mette le feu à la paille, elle était reliée à la batteuse par une longue
courroie.
Pour permettre l'usage de ces machines onéreuses et peu
utilisées dans l'année à tous les cultivateurs, on créa des entreprises de battage qui
se déplaçaient de ferme en ferme avec leur matériel et leur personnel.
