BATTEUSE SOCIETE
FRANCAISE VIERZON
Célestin Gérard est menuisier, Compagnon
du Devoir, il réalise sa première machine à battre pour l’offrir à son
père, cultivateur dans les Vosges.
Un voisin de son père s’installe dans le
Loir et Cher et lui en commande 2.
Célestin Gérard s’installe à Vierzon en
1848. Il a alors une idée lumineuse : aller battre à domicile pour faire
la démonstration de ses machines, il devient alors le premier entrepreneur
de battage.
A partir de 1853, où il obtient pour sa
batteuse 1 médaille de bronze au Comice Agricole de Vierzon, les
récompenses se succèderont. Il recevra en tout : 85 médailles d’argent,
225 médailles d’or et de nombreux diplômes d’honneur.
Moins de 20 ans après ses débuts, Napoléon
III lui remet la Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur.
A partir de 1861, il entreprend la
fabrication de locomobiles afin de faire fonctionner ses batteuses, de
nombreux modèles sans cesse améliorés se succèderont.
En 1879, il cède son usine à un groupement
d’hommes d’affaires, elle devient : la SOCIETE FRANCAISE DE MATERIEL AGRICOLE .
La première fonction de la batteuse était
le dépiquage, l’extraction du grain de l’épi. Le nettoyage du grain était
fait à la mauvaise saison à l’aide d’un tarare.
Les premières batteuses étaient entraînées
à bras d’hommes puis par un manège d’animaux (Bœufs ou chevaux).
Avec l’arrivée de l’énergie produite par
la vapeur, la machine à battre va intégrer des secoueurs mécaniques puis
un tarare pour devenir une batteuse combinée à la fin du XIX° siècle.
Les perfectionnements ultérieurs porteront
essentiellement sur l’amélioration du rendement, grâce à l’augmentaton des
surfaces de battage et de secouage, du système de nettoyage, puis à
l’amélioration des conditions de travail.
La machine de base est construite en bois
sur un chassis de chêne.
A partir de 1920, il existe 5 modèles
numérotés de 0 à 4, chaque modèle est proposé en 3 largeurs différentes.
La batteuse 0 est à très grand travail,
elle peut battre de 25 à 30 quintaux à l’heure.
La n°1 est la favorite des entrepreneurs.
Les n°2 et n°3, à moyen et petit travail,
sont destinées aux grandes exploitations, elles ont un débit de 15 à 20
quintaux à l’heure.
La n°4 est destinée aux agriculteurs qui
battent eux-mêmes leur recolte, avec un débit de 5 à 8 sacs à l’heure.
A cette époque, la
Société Française Vierzon proposera
environ 23 modèles différents de machines construites simultanément.
(Celle de la
Commune Libre de la ville-haute est de cette époque, entre 1920 et
1930, c’est probablement la n° 4)
A partir de 1930, on va tenter de
rationaliser la production. De nouveaux modèles de série T sont proposées
en 3 catégories : T0, T1, T2
La T0 produit 40 quintaux à l’heure, la
T1, de 25 à 30 quintaux à l’heure et la T2, est un équipement individuel.
En 1929, des améliorations majeures sont
apparues, notamment le montage des arbres sur roulements à billes.
Le rendement horaire sera augmenté et
l’entretien est simplifié. Une diminution de la puissance exigée à
l’entraînement facilitera d’adoption de tracteurs pour mouvoir ces
machines au détriment des locomobiles plus lourdes.
Les conditions de travail seront
améliorées grâce à l’ensachage à l’arrière de la batteuse, qui protègera
les ouvriers de la poussière.