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(Provins - Seine et Marne - Ile de France)


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SAINT QUIRIACE (sommaire):

Naissance de la collégiale

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Début de la construction de l'église
Particularité architecturale du chevet
Particularité architecturale du choeur
Transept et nef
Du XIV au XVII siècle
Les grands travaux du XVIII siècle
Au XIX siècle
Sous leurs armes qui portaient "D'azur aux trois croix d'or", les chanoines inscrivaient leur devise: " De même qu’une croix s’élève entre toutes, vénérable, ainsi surpassant de loin les autres, resplendit notre église ".
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Naissance de la collégiale

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Eglise Saint Quiriace au Début du Siècle

On ignore les origines de Saint Quiriace mais, on célébrait déjà Saint Quiriace à l’époque Mérovingienne (Vème au VIIème siècle).

D'après le premier texte officiel "le Privilège de Richer" (archevêque de Sens), daté de 1062, le prêtre Athoenus aidé par le Comte Eudes et l'archevêque Léothéric ont fondé la collégiale Saint Quiriace entre 1019 et 1032.

La réforme prêchée par Saint Bernard va grandissant: Les chanoines séculiers de Provins sont alors contraints d'accueillir des chanoines réguliers qui doivent entrer de force vers 1132. La longue querelle qui en naît ira du Comte de Champagne jusqu’au Pape.

Lors de l'arrivée du comte Henri le Libéral au pouvoir, en 1157 la séparation a lieu. Les chanoines réguliers vont s’installer à l’Hôtel Dieu St Jacques (éloigné de la foule et propice à la méditation). Un nouvel Hôtel-Dieu est fondé dans l’ancien Palais des Comtesses de Champagne.

Pour les chanoines séculiers restés à Saint Quiriace, l’église est trop petite et présente des inconvénients.

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Début de la construction de l'église

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Stquiriace09.bmp (281110 octets) En 1161, Henri le Libéral multiplie ses dons, en 1176 il l'exempte d’impôts et lui octroie la collecte d'impôts, des terres, des villages entiers, des serfs…
Les travaux du nouveau bâtiment commencés dès la séparation des séculiers et des réguliers, sont conduits rapidement jusqu’à la pile-forte qui sépare le sanctuaire du chœur.
Le chœur est mis en place après un léger arrêt des travaux entre1175 et 1200, son ampleur est proportionnelle au nombre de prébendes prévu qui aurait dû être de cent, mais qui ne fut jamais que de quarante.
La mort d’Henri le Libéral va survenir en 1181, on terminera les parties commencées et le chœur étant abrité, on y célèbrera les offices. Ce qui permet d’arrêter les travaux, la mise en place de la voûte octopartite étant retardée.
Vers 1209, la légende de Saint-Quiriace arrive avec Milon de Bréban qui est supposé avoir rapporté la tête de Saint-Quiriace, des croisades. Divers déplacements de ce chef dans les diocèses avoisinants et même en Angleterre vont permettre une nouvelle ouverture des travaux.
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Particularité architecturale du chevet

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C'est un cas unique de déambulatoire carré mais de chœur en hémicycle, qui a apporté des complications dans l’ordonnance des voûtes. Complications dues à des exigences locales.

Deux possibilités existent :

bulletSaint Quiriace étant dans la cour du Palais selon les vœux d’Henri le Libéral, une entrée particulière et une tribune existaient à droite de la seconde arcade Nord du sanctuaire. L’entrée des Comtes s’accompagnait peut être d’un porche où d’une allée couverte et l’angle, ainsi, créait un espace pour la suite du Comte. L’entrée bouchée, une petite chapelle s’y est installée à la fin du XIII siècle quand les Comtes ont disparu.
bulletLes deux chapelles latérales remontent au XIII siècle, mais l’étude des maçonneries montre qu’il y avait des constructions basses d’environ cinq mètres, peut être une sacristie et une salle du trésor. La date de démolition correspond à la date de construction de la nouvelle sacristie, d'où la facilité d’installation des chapelles latérales due au réemploi d’espaces existants et à leur transformation.

Les travées ont la forme d’un trapèze donc le remplissage a dû être triangulaire. Les doubleaux retombent sur de fortes colonnes engagées alors que les ogives tombent sur des culs de lampes.
Quand on a fait les murs extérieurs du chevet et les dernières travées du déambulatoire, des voûtes d’arêtes étaient prévues, mais des difficultés sont survenues à cause de la forme triangulaire et on a du recourir à un mode de couverture différent.

D’ou la simplification des supports : les arêtes nécessitent des colonnes uniques. Alors des culs-de-lampe ont été inclus entre les chapiteaux existants, pour ne pas entamer les murs.
Et sans inconvénients, des colonnes ont été rajoutées dans les angles (une ogive naît sur un tailloir , une autre est suspendue dans le vide).

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Particularité architecturale du choeur

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Stquiriace03.jpg (139205 octets) Le décors du chœur a une particularité dans sa réalisation. La pierre, très dure, a été travaillée avec une grande connaissance de ses ressources. Les sculptures sont presque semblables, et sans marques de personnalité.
D’autre part, ces sculptures n’ont pas été faites sur le chantier, les pierres ont seulement été dégrossies et ensuite sculptées une fois le bloc posé, ceci afin d’éviter les risques de choc lors de la pose des voûtes.
Selon le mode de construction, les piles sont montées au niveau du départ des voûtes et on procède ensuite à la mise en place de la charpente de bois, afin de protéger les voûtes très lentes à sécher qui sont installées ensuite.

La grande voûte octopartite est mise en place.

On ne retrouve cette forme de voûte que dans la région, à Voulton et à Ferrière en Brie. Cette idée n’a pas été reprise ailleurs. Cette voûte est constituée de 4 tranches intermédiaires fortement surhaussées et de quatre tranches ayant un tracé brisé avec une flèche considérable.
Cet ensemble donne plus une impression de dôme que de voûte d’ogive. Dans les combles, cette voûte a un aspect de coupole. Bien que les tas de charge soient importants, les poussées sont réparties de façon diffuse sur les murs goutterots et les piles-fortes. La mise en place des arcs-boutants ayant été décidée lors de la pose de la voûte.

Le triforium qui court autour du chœur et du sanctuaire était ouvert sur les combles. Le surhaussement des murs extérieurs au XIII siècle ( à cause de la voûte) produisait un apport considérable de lumière, mais aussi de courants d’air. Les arcades seront murées à une époque inconnue. Ce triforium porte le même décor que les colonnes de base.

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Transept et nef

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A cette époque, on montera les murs du transept, on installera la grande voûte d’ogives qui le couvrira et les murs de deux travées de la nef s’élèveront jusqu’au niveau des fenêtres. Selon les habitudes des constructeurs, on amorcera en même temps, le clocher-porche à l’autre bout de la place du cloître qui en la circonstance, trouvera sa place au Sud des dernières travées du déambulatoire.
Ces deux travées de nef ont probablement été closes par une couverture et une façade provisoire.
Il était prévu pour cette nef imaginée grandiose, une longueur de 8 travées, 6 n’ont jamais vu le jour. D’après les deux existantes on peut supposer, comme une pile et une colonne sont alternées, que des voûtes sexpartites étaient prévues, mais pour une raison inconnue des voûtes quadripartites ont été installées.
Les bases de l’église actuelle sont mises en place, et à travers les siècles, des transformations auront lieu mais ces bases resteront. On y travaillera jusqu’à la fin du XIII siècle (décors transept).

Comme le veulent les règles de construction en vigueur dans la deuxième moitié du XII siècle et la première moitié du XIII siècle, les parties basses seront pour la plus part voûtées d’arêtes et les parties hautes, voûtées d’ogives, tout comme l’ont été d’autres églises dans le diocèse de Sens (Champeaux, Voulton, Donnemarie, Fontaine-Fourche et dans l’Yonne: Montréal, Vermenton, St Pierre de Chablis).

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Du XIV au XVII siècle

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Place Saint Quiriace et portail de l'église vers 1900

Au XIV siècle la construction restera en suspens, ainsi qu’au XV siècle (guerre de 100 ans).
Au XVI, trois siècles et demi après le début des travaux, on va se résoudre à clore définitivement le nef, en installant une façade qui achèvera misérablement l’œuvre entreprise. Ce pignon sera orné de pierres sculptées et une immense fenêtre sera ouverte dans le tympan où se découpera une statue. (Christ en amande de l'église Saint Thibault). La nef sera couverte d’ardoise. Une statue de Sainte Hélène couronnera ce pignon.
Un envoyé du diocèse Tristan de Salazar vient dédicacer l’église en 1504 et promet des indulgences à ceux qui aideront à l’aménagement de cette église. Il bénira 15 autels qui sont appuyés le long des murs ou aux piliers.
En 1625, par précaution, on va murer les deux immenses fenêtres de la façade (état actuel).
Le nombre de prébendes diminue petit à petit.

En 1662, les parties hautes seront incendiées à cause d’un ouvrier. Le sommet de la façade sera très endommagé ainsi que les combles qui n’auront plus qu’une charpente calcinée.
Une tempête nocturne va précipiter ce pignon ainsi que la statue de Sainte Hélène sur les voûtes, qui de chute en chute jusqu’au chœur, entraîneront les orgues et le jubé ainsi que le Christ en Croix le surmontant.
Les travaux de restauration sont entrepris de suite, ils dureront deux ans. On refait presque tout comme c’était auparavant sauf la grande croisée d’ogives qui sera remplacée par un dôme couvert d’ardoises selon la mode en vogue.

En 1665, le clocher s’élevant sur la place, amorcé en même temps que les deux travées de la nef s’écroulera la nuit du 8 octobre.
Il s’élevait environ à 30 mètres de la façade, face à la rue des Beaux-Arts. Il était décentré vers le collatéral Nord, ses dimensions 6 mètre par 6, égales à une travée du collatéral permettent de penser qu’il aurait dû s’y rattacher. Il aurait dû faire partie d’une grande façade à deux clochers latéraux comme à Sens et Meaux. Cette tour était couverte de quatre pans et voûtée, elle servait de prison au chapitre. Les restes de ce clocher seront démolis et enlevés de la place en 1719.
Une croix s’élèvera à sa place et sera abattue à la Révolution. Elle sera relevée en 1806 sur une salle voûtée souterraine existante.

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Les grands travaux du XVIII  siècle

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En 1744, après un nettoyage de la place, on décide la plantation de tilleuls, on retrouve alors une quantité de sarcophages très sobres qui appartenaient très certainement au cimetière des chanoines installé ici, le Nord de la place étant occupé par les maisons des chanoines séculiers, depuis 1157.

A partir de 1760 une grande campagne de travaux va mettre cette église au goût du jour sans pour cela être une restauration heureuse. En effet, le sol rendu inégal, à cause de tombes, est arrasé et carrelé, les anciens vitraux jugés trop sombres vont être mis en blanc pour un plus grand apport de lumière.

Le jubé qui existait au XIV siècle portant en images la vie de Saint Quiriace ainsi que les statues du Christ en croix, la Vierge et Saint Jean à ses pieds, déjà détruit par l’écroulement de 1662 sera démoli complètement à cause de la pose des grilles. Elles causeront de même la disparition des tribunes situées coté Nord du déambulatoire, qui étaient en maçonnerie évasées vers le haut avec un escalier au milieu, enrobées de plâtre et peintes.
L’autel ainsi que des stalles de style Louis XV seront installés pour remplacer ceux du Moyen Age jugés trop vétustes.

En 1773, le dôme tombant en ruine est restauré. Le grand retable se trouvant dans la chapelle Saint Quiriace représentant la Passion (1531) est aussi abattu à cette époque.

La Révolution mettra fin à l’existence de cette collégiale.

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Au XIX siècle

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En 1836, la coupole et la lanterne demandant une reconstruction, ils seront refait en zinc.
Les deux caveaux se trouvant sous les chapelles latérales, emplis de déblais seront ouverts.

En 1854, le clocheton du contrefort Sud de la façade menaçant ruine est descendu. Des travaux sont effectués sur les fenêtres, toitures et arcs-boutants.

On installe aussi l’actuelle sacristie qui était restée salle du chapitre. C’est une salle voûtée, où les ogives retombent sur des culs de lampes, les fenêtres sont nues et à plein cintre.
Cette salle comportait un plancher où se trouvait le trésor, cette petite salle d’étage était munie d’une petite fenêtre grillagée permettant au gardien de suivre les offices.

En 1864, on termine le déblaiement des chapelles et on creuse un passage pour permettre la communication, environ dix corps sont retrouvés. On ouvre trois œils-de-bœuf.
On débouche aussi le triforium toujours aveugle, une cloison laissant seulement un passage est mise en place.

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Il est à noter que cette église est entièrement et sans distinction d’époque construite en pierres de Provins, même les moulures et chapiteaux, bien que cette pierre soit un calcaire très dur.
Il y seulement quelques grès dans les contreforts de la façade.

D'après: Provins: les monuments religieux / Marquise de Maillé; Chartres: Jacques Laget: Librairie des arts et métiers, 1975.

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Dernière modification : 09 August 2007