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Les souterrains
Des salles souterraines, les départs de galeries sont nombreux:
Les galeries maçonnées, plein-cintre, reliant les différents édifices
civils, religieux ou militaires, ainsi que les souterrains dits
" de fuite ", débouchant à quelques centaines de
mètres hors des enceintes, orifices dissimulés permettant de communiquer
avec l’extérieur en cas de siège.
Les galeries de carrières creusées
pour une prise de matériaux pratique, blocs d’extraction facile, sable
à mortier... Ces galeries sont tortueuses se recoupant et se chevauchant,
suivant les filons.
Ces souterrains médiévaux appartenant presque tous
à des particuliers ne sont pas visitables.
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Une autre catégorie de
galeries est différente. Elles se répartissent parfois sur deux ou
trois niveaux et forment des îlots très distincts qui ne communiquent
jamais. Ces galeries
creusées dans un calcaire proche du tuf, correspondent à la zone d’affleurement
du calcaire lacustre, autour du marais de la Ville-Basse.
Leur forme est ovoïde, leurs dimensions sont de 1,30m à 1,45m de largeur pour
1,90m de hauteur moyenne. Ce sont de longues galeries avec alvéoles
latérales de tracé orthogonal.
Leur datation reste un mystère, mais on
pense qu’ils sont " antémoyenageux ". Ils ont été, en quelque sorte, captés par les
salles
souterraines qui leur sont manifestement postérieures et qui leur
servent, aujourd’hui d’accès. Certains détails nous
permettent de penser que les constructeurs des salles ont
ignoré la présence sous-jacente des galeries souterraines, ce qui laisse
présumer une grande antériorité de ceux-ci. Les accès d’origine de
ne sont pas toujours définis, peut-être des puits ou des plans inclinés…
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La destination d’origine de
ces souterrains est aussi peu expliquée que leur datation.
On peut voir
dans ces galeries:
des carrières de terre à foulon dont on faisait alors
grand usage pour le dégraissage de la laine de moutons, cependant on peut
objecter que le tracé n’aurait pas nécessité une telle rigueur et que
le polissage des parois n’aurait pas été nécessaire;
des souterrains-réserves, le nombre
important d’alvéoles comportant presque toutes des logements pour
recevoir des barres de fermeture, pouvait constituer des magasins
desservis par des allées. Ces magasins-réserves auraient été utilisés
pendant les grandes foires de
Champagne. Cependant, l’humidité ambiante
n’aurait pas permis un stockage prolongé pour bon nombre de
marchandises. |
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| Plus tard ces souterrains ont été convertis en lieux de
rencontre clandestins en raisons des nombreuses persécutions
idéologiques du Moyen-âge à nos jours. Les membres de ces sociétés
devenues secrètes ont laissé, imprimé dans le calcaire des graffiti,
messages déchiffrables des seuls initiés. |
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